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Protocoles VPN comparés : WireGuard, OpenVPN, AnyConnect, Hysteria2
Mis à jour
Un protocole, c'est l'accord entre le client et le serveur sur la façon de chiffrer et de transporter votre trafic. Aucun ne gagne partout ; chacun convient à un type de réseau. Sur un réseau restrictif (campus, bureau), prenez AnyConnect, qui passe par TLS. Sur une connexion qui perd des paquets, prenez Hysteria2, bâti sur QUIC. Pour une connexion unique, toujours active, avec des appareils qui se joignent entre eux, prenez une solution basée sur WireGuard. Pour les routeurs, les NAS et les serveurs, prenez OpenVPN. Pour le navigateur seul, un proxy HTTPS. La force du chiffrement est suffisante dans tous les cas et ne fait pas la différence. Chacun est présenté ci-dessous, puis quelle méthode de connexion du site utilise lequel.
Ce qu'un protocole change pour vous : quatre points
- S'il fonctionne sur un réseau restrictif. Beaucoup de réseaux de campus, de bureau et d'hôtel limitent UDP et ne laissent passer que TCP avec TLS, le même trafic que l'ouverture d'un site web. Les protocoles basés sur UDP y ralentissent ou décrochent ; ceux basés sur TLS continuent.
- Sa vitesse quand des paquets se perdent. Les données mobiles, les connexions des vieux immeubles et les liaisons internationales perdent souvent des paquets, et la façon dont le protocole y fait face détermine la vitesse réelle.
- Sa consommation de batterie. Plus le protocole est léger et envoie peu de paquets de maintien, moins il consomme ; ce sont les reconnexions à répétition qui coûtent le plus.
- Les appareils qui peuvent le faire tourner. Certains protocoles ont un client intégré dans presque tous les systèmes, routeurs et NAS ; d'autres n'existent que sous forme d'apps pour téléphone et ordinateur.
- Un autre point compte autant que le protocole lui-même : l'existence d'une alternative une fois qu'il est repéré. Un service à protocole unique n'a nulle part où aller quand celui-ci est perturbé.
OpenVPN : le vétéran que presque tous les appareils prennent en charge
- Ce que c'est : un protocole VPN open source de plus de vingt ans ; un seul fichier .ovpn contient tout ce qu'il faut pour se connecter.
- Points forts : la prise en charge la plus large, avec un client intégré dans la plupart des firmwares de routeur, des systèmes de NAS et des serveurs Linux ; il fonctionne en UDP ou en TCP.
- Points faibles : plus lourd que les protocoles récents et plus gourmand en batterie sur téléphone ; sa poignée de main a une signature fixe que les réseaux restrictifs savent reconnaître.
- Pour : les routeurs, NAS et serveurs qui doivent se connecter au démarrage et tourner sans surveillance. Voir OpenVPN : comment l'utiliser et quand le choisir.
WireGuard, c'est quoi : léger, rapide, résiste aux changements de réseau
- Ce que c'est : un protocole VPN open source plus récent, au code compact, intégré au noyau Linux, avec des clients pour tous les systèmes courants.
- Points forts : connexion rapide, faible surcoût de chiffrement, économe en batterie ; la connexion se rétablit seule quand vous passez du Wi‑Fi aux données mobiles.
- Points faibles : UDP uniquement, il échoue ou se traîne là où UDP est limité ; son format de paquets est fixe et facile à reconnaître.
- Construit dessus : Tailscale ajoute à WireGuard la connexion par compte et la communication entre appareils, ce qui donne un réseau maillé où l'on se connecte une fois et qui reste actif ; voir Privé (Tailscale) : qu'est-ce que c'est.
- WireGuard ou OpenVPN : sur un réseau propre, WireGuard est plus rapide et plus léger ; OpenVPN l'emporte sur la prise en charge des appareils et sur la possibilité de passer par TCP.
Cisco AnyConnect : par TLS, le plus stable sur les réseaux restrictifs
- Ce que c'est : le protocole VPN d'entreprise de Cisco ; le client s'appelle désormais Cisco Secure Client. Il existe des implémentations open source : OpenConnect côté client et ocserv côté serveur.
- Points forts : le trafic passe par du TLS standard et ressemble, vu de l'extérieur, à la visite d'un site HTTPS ; il continue donc de fonctionner sur les réseaux de campus et de bureau qui limitent UDP. Vous ne saisissez qu'une adresse, un identifiant et un mot de passe, rien à importer. Les entreprises du monde entier l'utilisent pour le télétravail, des clients existent donc sur toutes les plateformes.
- Points faibles : une fois connecté, tout l'appareil passe par la ligne, et laisser les sites locaux en direct demande un routage sélectif à part ; sur une connexion qui perd des paquets, il est plus lent qu'un protocole conçu pour cela.
- Pour : les réseaux de campus et de bureau, l'iPhone, les appareils anciens. Plus de détails dans Cisco AnyConnect fonctionne-t-il en Chine ?
Le protocole Hysteria2 : bâti sur QUIC pour les connexions qui perdent des paquets
- Ce que c'est : un protocole proxy open source construit sur QUIC, le transport basé sur UDP qu'utilise HTTP/3.
- Points forts : il gère délibérément la perte de paquets et c'est le plus rapide du lot sur les données mobiles, les connexions des vieux immeubles et les liaisons internationales ; son trafic ressemble à du HTTP/3 ordinaire.
- Points faibles : il utilise UDP, il ralentit ou décroche donc là où UDP est limité ; il faut un client qui le prend en charge, comme Hiddify ou la famille sing-box.
- Pour : votre propre téléphone et ordinateur, la priorité à la vitesse, un réseau qui perd des paquets. Les étapes d'import sont dans le guide du lien d'abonnement.
v2ray et la famille des proxys TLS
v2ray est un outil proxy, pas un protocole. Les protocoles qu'il prend en charge, comme les outils similaires (VMess, VLESS, Trojan et d'autres), partagent une idée avec le simple proxy HTTPS : envelopper le trafic proxy dans du TLS pour qu'il ressemble à la visite d'un site HTTPS. La plupart des serveurs d'un abonnement de fournisseur de lignes proxy sont de ce type ; voir VPN, fournisseur de lignes proxy ou accélérateur : les différences.
- Points forts : TCP avec TLS passe les réseaux restrictifs ; on peut faire passer un seul programme par le proxy sans toucher au reste de l'appareil.
- Points faibles : ce sont des proxys, pas des tunnels : ce sont les règles du client qui décident de ce qui passe par le proxy, et une mauvaise règle se traduit par certains sites qui ne s'ouvrent pas ; les clients n'acceptent pas tous les mêmes formats.
- Le membre le plus simple est un proxy HTTPS dans le navigateur : une extension, aucun client à installer et pas d'état de connexion ; voir Le Proxy Web : ce que c'est et quand l'utiliser.
Quel protocole pour chacune des six méthodes du site
Un compte LeoTun donne accès à six méthodes de connexion qui reposent sur des protocoles différents. Une perturbation sur l'une n'affecte pas les autres : quand l'une peine, passez à une autre avec le même compte.
- Cisco : Cisco AnyConnect, par TLS. Premier choix là où UDP est limité. Voir la rubrique Cisco.
- OpenVPN : privilégie UDP et bascule automatiquement sur TCP quand UDP est limité. Voir la rubrique OpenVPN.
- Privé : Tailscale, basé sur WireGuard. On se connecte une fois et on reste en ligne ; les appareils d'un même compte se joignent entre eux. Voir la rubrique Privé.
- Hiddify : le client Hiddify avec le protocole hysteria2. Le plus rapide sur les connexions qui perdent des paquets. Voir la rubrique Hiddify.
- Proxy Web : un proxy HTTPS chiffré qui ne couvre que le navigateur. Voir la rubrique Proxy Web.
- Routeur : le firmware fait le choix et se met à jour tout seul ; vous vous connectez et c'est tout, aucun protocole à choisir. Voir la rubrique Routeur.
- Pour choisir selon l'appareil, le réseau et l'usage, voir Quelle méthode de connexion pour quelle situation ; pour l'ordre dans lequel changer en cas de problème, voir la liste de dépannage.
FAQ
Quel protocole utilise un VPN ?
Cela dépend du fournisseur. Les plus courants sont OpenVPN, WireGuard, Cisco AnyConnect et IKEv2, ainsi que Hysteria2 et divers proxys TLS. Les réglages du client ou la documentation du fournisseur l'indiquent normalement.
WireGuard ou OpenVPN : lequel est le meilleur ?
Là où UDP n'est pas limité, WireGuard est plus rapide, plus économe en batterie et résiste aux changements de réseau. Les atouts d'OpenVPN : un client intégré dans presque tous les routeurs et NAS, et la possibilité de passer par TCP. Le premier pour l'usage quotidien sur téléphone et portable, le second pour les routeurs, NAS et serveurs.
Quel est le protocole VPN le plus sûr ?
Tous utilisent une cryptographie publique, éprouvée depuis longtemps, et sont suffisamment sûrs s'ils sont bien configurés. Les vraies différences tiennent à la façon dont le fournisseur opère et à la provenance du client, pas au nom du protocole.
Puis-je utiliser un client de type v2ray avec ce site ?
La méthode Hiddify propose trois types d'abonnement : un abonnement sing-box pour les clients de type Hiddify, un abonnement Clash pour Clash Meta, Clash Verge et Stash, et un lien de partage hysteria2 sur une ligne pour NekoBox, Shadowrocket et v2rayN (serveur seul, les règles de routage se règlent donc dans le client). Sauf raison particulière, scanner le QR code dans Hiddify demande moins d'efforts.
Pourquoi certaines méthodes échouent-elles sur les réseaux de campus ou de bureau ?
Ces réseaux limitent souvent UDP. Hiddify, Privé et OpenVPN utilisent UDP et vont ralentir ou décrocher ; passez à Cisco, qui fonctionne par TLS, ou au Proxy Web pour le navigateur.
Faut-il étudier les protocoles avant de choisir ?
Non. Trois règles suffisent : Cisco sur les réseaux restrictifs, Hiddify sur les connexions qui perdent des paquets, le routeur pour les appareils qui ne peuvent pas faire tourner de client. Le même compte vous permet de changer à tout moment.